ƒ Nouvelles révélations sur la foi ébranlée de mère Teresa | Carnet de vie

Nouvelles révélations sur la foi ébranlée de mère Teresa


ANGÉLIQUE NÉGRONI.
Publié le 28 août 2007
Le Figaro.






«Si un jour je deviens une sainte, je serai sûrement celle des ténèbres, je serai continuellement absente du paradis», écrivait en 1962 mère Teresa, qui fut béatifiée en 2003, six ans après sa mort.
AFP/Singh.

Des lettres inédites, publiées outre-Atlantique, mettent en lumière les doutes de la religieuse sur l'existence de Dieu.
SES ÉCRITS sont bouleversants et retracent une vie spirituelle faite de souffrance et de doute sur l'existence de Dieu. Dix ans après la mort de mère Teresa, plus de quarante de ses lettres, jusqu'alors inédites, sont publiées dans un livre à paraître dès cette semaine aux États-Unis et dont le magazine américain Time divulgue des extraits dans son édition d'hier.
« Mother Teresa : Come be my Light » (Mère Teresa : Viens, sois ma lumière) : tel est le nom de cet ouvrage qui révèle les confidences de celle qui s'était consacrée aux pauvres dans les bidonvilles de Calcutta avant de s'éteindre le 5 septembre 1997 à l'âge de 87 ans. Des lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie et qu'elle voulait voir détruites pour certaines.
Que contiennent ces écrits ? Avec des mots simples, la religieuse catholique d'origine albanaise, béatifiée en 2003, parle de sa foi vacillante et des doutes tenaces qui l'habitent. « Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas »,avait-elle ainsi confié en 1979 à un confident, le pasteur Michael Van Der Peet. Dans une autre lettre non datée adressée à Jésus, elle avait encore écrit : « Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi. »
À la lecture de ces lettres, les tourments permanents de mère Teresa sont révélés. À part un bref répit, la religieuse vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé les cinquante dernières années de sa vie à douter de l'existence de Dieu.

Une tranquillité trompeuse

Un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière ce visage paisible qu'elle affichait en public. Une tranquillité trompeuse : « Le sourire est un masque », avait-elle confessé dans un de ses écrits.
En compilant ces lettres et en éditant ce livre, le père Brian Kolodiejchuk a décidé de faire tomber ce masque. Membre de la congrégation des Missionnaires de la charité fondée par mère Teresa, il était proche de cette dernière. Il a d'ailleurs activement oeuvré pour sa béatification. « Je n'ai jamais lu la vie d'un saint où le saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense. Personne ne savait qu'elle était aussi tourmentée », a-t-il confié au magazine Time avant d'ajouter : « Cela va donner une nouvelle dimension à la perception que les gens avaient d'elle. »
La publication de ces lettres pourrait-elle empêcher une éventuelle canonisation de mère Teresa ? Il y a lieu de penser que non. Car s'ils sont aujourd'hui révélés au public, ces écrits étaient, selon toute vraisemblance, déjà portés à la connaissance du Vatican qui les avait exigés pour la béatification de mère Teresa. Et puis, douter et chercher Dieu, n'est-ce pas justement le parcours dévolu à un saint ? Mère Teresa n'en était peut-être pas convaincue quand elle écrit en 1962 : « Si un jour, je deviens une sainte, je serai sûrement celle des ténèbres, je serai continuellement absente du paradis. »

Le paradis, elle le portait en elle. Etre un saint, c'est être toujours tourmenté par la souffrance du monde, c'est être présent en enfer. Mais toute solitude éteint le coeur, même celui d'un saint.

La sagesse de Mère Teresa 

Ne vous imaginez pas que l'Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.

De bonnes paroles peuvent être brèves et faciles à dire mais leur écho est véritablement éternel.

Ce qui me scandalise, ce n'est pas qu'il y ait des riches et des pauvres : c'est le gaspillage.

On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un amour immense.

Donne tes mains pour servir et ton coeur pour aimer.

Le silence du coeur t'est nécessaire afin d'entendre Dieu partout - dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les plantes, et les animaux.

Bien des gens acceptent de faire de grandes choses. Peu se contentent de faire de petites choses au quotidien.

Conquérons le monde avec notre amour. Entrelaçons nos vies, tissons-les des liens du sacrifice et de l'amour, il nous sera possible de conquérir le monde.

Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l'amour. Car la connaissance de Dieu engendre l'amour, et la connaissance de soi engendre l'humilité.

Ce dont nous avons besoin est d'aimer sans nous épuiser...

Si vous ne pouvez pas nourrir cent personnes, nourrissez-en au moins une.

Insistons sur le développement de l'amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert.

Dieu est l'ami du silence. Les arbres, les fleurs et l'herbe poussent en silence. Regarde les étoiles, la lune et le soleil, comment ils se meuvent silencieusement.

Nous vivons au milieu d'une mer de pauvreté. Néanmoins on peut réduire cette mer. Notre travail n'est qu'une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire.

La vie est mystère. Perce-le.
La vie est un combat. Accepte-le.
La vie est une béatitude. Savoure-la.
La vie est tristesse. Surmonte-la.
La vie est un défi. Fais-lui face.
La vie est une richesse. Conserve-la.
La vie est beauté. Admire-la.
La vie est une chance, saisis-la.
La vie est un devoir. Accomplis-le.
La vie est bonheur. Mérite-la.
La vie est une tragédie.Prends-la à bras le corps.
La vie est la vie. Défends-la.

Que pouvez-vous faire pour promouvoir la paix dans le monde ? Rentrer chez vous et aimer votre famille !

Pour ce qui est de l'argent, il viendra bien : si nous cherchons d'abord le royaume de Dieu, le reste sera donné par surcroît.

Si nous sommes pleins du péché, Dieu ne peut nous remplir, car Dieu lui-même ne peut remplir ce qui est plein. Voilà pourquoi nous avons besoin du pardon : nous nous vidons, et Dieu nous remplit de lui-même

On ne peut pas faire de grandes choses - rien que des petites avec un immense amour.

La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous.

Afin qu'un lampe continue de brûler, il faut y ajouter de l'huile.

Ce qui compte ce n'est pas ce que l'on donne, mais l'amour avec lequel on donne.

Si tu juges les gens tu n'as pas le temps de les aimer.

La solitude et le sentiment de n'être pas désiré sont les plus grandes pauvretés.

L'autre jour j'ai rêvé que je me trouvais devant les portes du paradis. Et saint Pierre me disait : "Retourne sur Terre, il n'y a pas de bidonville ici".

Nous réalisons que ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n'existait pas dans l'océan, elle manquerait.

C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.

La perte d'une certaine pudeur comme la perte de la pureté sont les causes profondes de la décadence du monde.

Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux.

Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.

Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire

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